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Ce comptoir pour apercevoir les
différents travaux de F.R. (François Richard), traceur,
recompositeur.
Introduction
- Mise à jour 2011
27/09/2009
Paru dans la
revue Sarrazine en 2010.
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« Deux passions illuminent l’œuvre de François RICHARD : la langue et le texte. Ses livres proposent toujours un parcours à la fois lyrique — don de la langue-, et narratif — art de l’expérience. LOIRE SUR TOURS est étrangement fluide, vrai et faux, facile et complexe, phlogistique de l’égarement et de l’équilibre, mais aussi solide qu’un métier arraché à l’existence. Les photographies de Christophe LAURENTIN s’appliquent avec non moins d’étrangeté romanesque à cet itinéraire soigneusement mis en page. »
Editions Le Chasseur Abstrait. Sortie le 15 juillet, commandable ici
L'entretien de présentation du livre est là
« Esteria / Hephaïstos, même
combat, même forge. Le rire de Joyce refondant le langage.
Précision d'orfèvre, fièvres d'or pur, dentelles de
vocables serties d'un tintement inouï. Des phrases
électriques giclent et nous brûlent les doigts comme des
serpents de feu. Esteria
n'est
pas à lire. Mais à dévorer. Sa poésie se donne à lire
comme un sanglot de chair, un fragment de cri, un envol
d'oiseau dans la tempête furibonde des mots et des affres
de la vie. »
André Murcie, Situation
critique ! n°1
« François
Richard
réussit le livre que tout amateur - ou expert es poésie
rêverait d’écrire, le pont parfait entre les anciens et les
modernes, les références qui ont fait l’histoire poétique et
l’énergie, la lucidité et les questionnements
d’aujourd’hui. »
Frédéric Vignale,
Le
Mague.net
« La beauté de la langue de François Richard ne tient pas aux déplacements opérés par la représentation métaphorique, mais à sa manière de lier ce premier travail à celui d’une effraction de la langue, d’une torsion, de coupures sans sutures qui viennent l’accélérer, l’accidenter, la provoquer au sens. »
Philippe Boisnard, Libr-critique
« Esteria,
une
Epochée vibratoire phonématique où la forme textuelle qui en
émane, révèle prodigieusement le sens profond des traces et
impacts laissés par une langue orageuse, toute crépitante
d’arcs […]
les
éditeurs du Grand souffle ont honoré
un très grand texte tonal. »
Régis
Nivelle,
Revue
d'Art,
de Littérature et de Musique
« Lire
François Richard est assister à la geste tourmentée d’une
écriture qui parie sur l’origine : l’horizon en travers du
corps, au rebours de toute attente. »
Tristan
Felix, La Passe n°5, à lire notamment pour la traduction
Pasteria.
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Vie sans mort (éditions Voix, 2003)
« L’exigence du travail de François Richard a
abouti à la publication de Vie sans mort chez Voix
éditions.
Texte portant
en lui la prolifération d’une pensée en crise tétanique
d’existence. »
Philippe Boisnard, Libr-critique
« C’est
un livre à vif. C’est là un chantier d’écriture d’une
extrême densité, semblable à celui d’un mineur de fond. […]
Oui, seuls les mots peuvent prétendre à l’absolu. C’est en
tout cas le défi que leur lance cet écrivain
d’envergure. »
Alain
Helissen, La Polygraphe n°30-31
« L’auteur tente l’impossible : faire percevoir d’autres sensations. Il y parvient ! Un premier livre qui révèle un écrivain fort. »
Françoise
Favretto, Chroniques errantes n°20
« François
Richard,
c’est l’ascèse royale de la rébellion. Il s’agit de se
révolter contre soi. Au moment où la plume perfore le
papier, la société n’existe plus. Il faut se défaire de
toutes ses pelures subsidiaires. Ne pas voir le mal,
chercher le mythe. Se lancer à âme perdue dans la vie, pour
mieux se dépouiller de son corps. Lorsque l’on a tordu le
cou à la dernière des chimères, il reste encore
l’étincellement du dieu unique qui ressemble à s’y méprendre
à son propre reflet.
Toute
royauté humaine est de droit divin. L’écriture est le sceau.
Les versets sont déversés. Comme autant d’écailles arrachés
au roi-serpent qui s’insinue en nous. Nous avons toujours
l’impression que derrière notre derme, c’est le monde qui
est nu. Vie cent morts de nos métamorphoses idéelles. Le
poète s’illimite. Mon royaume pour un Serpent. Ou j’expire
sur Cène.
Le
moins que l’on puisse dire, c’est que Richard cœur de
François ne se renie pas. Si le poète est un dieu, le dieu
ne serait-il pas un poète ? Ce premier livre est aussi
le premier livre. »
« C’est NUS que nous devrions entrer dans le Texte, sans armes et sans bâton de pèlerin. Mais NUS nous ne sommes plus. Au fil du Texte irradié, nous déposons les armes. Cette lecture nous dépouille, oui, mais nous ne capitulons pas. Car la lâcheté de nos trêves routinières nous explosent à la gueule, ces radiations les piétinent… Entre le poème apostat et ma lecture hérétique, des inteférences et des alliances. […] Je ne veux plus être sourde aux cliquetis des chaînes, je veux entendre le bruit métallique des fers croisés. »
Axelle
Felgine, Aux textes irradiés, hommage à certains
livres dont Vie sans mort, à venir sur le site des
éditions Le
Mort Qui Trompe
« Une
tension
rimbaldienne menacée par les gouffres anorexiques. »
Daniel
Leuwers, Autre Sud (automne 2003)
« Texte étonnant qui ne se laisse pas lire, tout y est
tellement compréhensible qu'on se passe du sens. C'est
pourtant le livre d'un jeune écrivain. […] Ce livre a la
puissance d'un cante jondo: le corps se plie quand le texte
se plie et c'est un bon moment au fond.
La couverture est à découvrir à l'intérieur. Ce qui fait
figure de couverture n'est en fait que la première page de
ce qui va se passer. Un temps est en jeu,
irréversible. »
Patrick
Cintas, RAL,M
n°20
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Raison basse – anthologie collective - participation à ce livre mutant, organique
(éditions Caméras Animales, 2007)
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Autre publication Livre
participation à l’ouvrage Enquête sur le roman (éditions Le Grand Souffle, 2007).
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Lusilem, 2003
Mûes, 2003 (cliquer sur chaque image successive)
La Mélancolie d’Abgar (« Livre Pauvre » réalisé avec l’artiste Marie-Noëlle Morice pour l’exposition itinérante (éponyme) de Daniel Leuwers, et pour son ouvrage anthologique).
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2009, travail avec le collectif Alma Fury sur l’initiation du projet Volume sonore.
Le texte Logologique du oui constitue aussi le travail d’écriture d’Hefer cette année 2009.
De 2003 à 2007, co-fondateur et co-directeur des éditions Caméras Animales.
Un texte périphérique : Créella (2005 ; paru dans la revue Artslivres), où est éludé le rapport entre l’action de Caméras Animales et celle de François Richard individuellement ; entre CA et FR.
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Une somme de réflexions, personnelles ou reçues, pour proposer une Déclaration, en 2008, avec l’ouverture du grand chantier symbolique qu’elle préconise.
Soi, iossos et le sol : une introduction.
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Revues
papier
La
Sœur de l’Ange (défunte…), Sarrazine, Chroniques
errantes et critiques,
Alcôve,
Pris de Peur (défunte…), Revue des Belles Lettres,
Chantier ;
frère d’aventure de la revue vive La Passe (papier-terre des traductions unilingues), depuis le numéro zéro. Et voir l’entretien avec Mathias dans la revue Carbone (défunte en dernière minute…), une autre des rares revues actuelles à correspondre à ce que devrait être la vocation des revues : le sabotage trimestriel du système, se faire micro-monde régénérateur et recréateur du monde témoin, en même temps que lui-même auto-regénéré extrêmement.
Auteur de la préface du livre Saétas ! de Régis Nivelle, parue non pas dans le livre mais dans le Cahier paru simultanément et conjointement, aux éditions du Chasseur Abstrait.
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Revues en
ligne
Dans La Revue d'Art, de Littérature et de Musique, a été mis en ligne le travail plastique de
Stéphanie Sautenet et de F.R. : Sseferia. Un travail en forme de forêt de livres-objets et de livres-monstres.
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A lire également : Parlez-leur de nous dans la Revue des Ressources.
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Frère d’aventure du lancement de la compagnie La Lisière des Marges en 2003, vive depuis.
Langeais, février 2003 : lecture mémorable en mouvement, avec le défilé du couturier Warem (association En Tous Sens) ; la seule trace qui en reste étant hélas le texte lu, écrit d’après Warem.
Trois performances avec Ly Thanh Tiên :
festival des Actes Temporaires (Auriac du Périgord, 2002)
festival Total Meeting, de 12h40 à 13h15 (Tours, 2005)
et surtout au sein de l’exposition Le Mutant ordinaire (expo qui comprenait entre autres Sseferia), à la Médiathèque de La Riche le 28 janvier 2006, le seul jour de neige et de glace de l’année, impraticable. Meilleures 20 mn de danse des deux lecteurs : reprise et prolongations à suivre, plus tard, ailleurs.
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F.R. a pratiqué le cut-up jusqu’à un point extrême pendant une dizaine d’années.
Ci-dessous, deux hommages qu’il rend à France-Culture par cette pratique :
Des secondes de Clair de Nuit, émission-culte et tardive d’Irène Omélianenko et Jean Couturier, dans les années 80-90, véritable bastion et laboratoire d’expériences radiophoniques et d’émotions pures.
Et d’autres secondes de radio, issues des mêmes années.
Autres enregistrements
(conçus à partir de sessions du groupe Alice, 1994/1995)
particule sœur-reine (sur Voice of eye ; Mathias Richard à la production).
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Intrapoitrail, l’un des textes écrits, recopiés et affichés lors d’une exposition textes-photos sur l’autoportrait, avec le photographe Christophe Laurentin, dans le cadre des journées du patrimoine en 2005.
Eligeria,
une couverture inédite de Loire sur Tours.
Christophe Laurentin, Marie-Noëlle Morice,
François Richard. Merci à Mathieu Amiot.
Et puis, témoin du Mutantisme, mouvement artistique créé par Mathias Richard. A découvrir absolument. Allez.
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© textes
et images l’auteur.